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CTU ICT Week 2026

Du 20 au 24 septembre 2026, la Guyane accueillait pour la première fois la CTU ICT Week. Invité à une table ronde consacrée aux technologies spatiales au service des territoires, SEAS Guyane y a partagé l'expérience guyanaise et exploré, avec les acteurs caribéens, de nouvelles pistes de mutualisation et de coopération.

•SEAS Guyane
CTU ICT Week 2026

La Guyane au carrefour des ambitions numériques caribéennes

Pendant cinq jours, Cayenne a accueilli la CTU ICT Week, événement phare de la Caribbean Telecommunications Union (CTU). Décideurs publics, représentants institutionnels, entreprises, universitaires et experts s'y sont réunis autour des grands enjeux de la transformation numérique de la Caraïbe.

Organisée en collaboration avec la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), cette édition marquait une première historique : les rencontres statutaires de l'organisation se tenaient pour la première fois sur un territoire français.

Cette dynamique régionale s'inscrit dans l'action conduite par Marie-Lucienne Rattier, conseillère territoriale, à qui le président de la CTG, Gabriel Serville, a confié la délégation au Numérique, à la Transformation digitale et à l'Innovation. Son engagement en faveur du rapprochement avec les acteurs caribéens, notamment à travers l'adhésion de la Guyane à la CTU, a ouvert de nouvelles perspectives de coopération et renforcé la visibilité des compétences technologiques du territoire.

Placée sous le signe de la résilience, de l'inclusion, de la cybersécurité et de l'innovation, la semaine a notamment permis d'aborder le rôle des infrastructures numériques, de l'intelligence artificielle et des technologies spatiales dans le développement durable de la Caraïbe.

Le spatial, un outil concret au service des territoires

Le mercredi 23 septembre, dans le cadre du Digital Futures Forum, SEAS Guyane était représenté par son chef de projet, Patrick Coco, lors d'une table ronde consacrée à l'utilisation des technologies spatiales pour observer, planifier et gérer les territoires. Animée par Frédéric Adragna (CNES), la séquence réunissait également Éric Brel pour le Centre spatial guyanais (CSG) et Alban Gibassier pour Marlink.

L'intervention de SEAS Guyane a rappelé combien l'observation satellitaire est pertinente pour un territoire comme la Guyane : vaste, largement couvert par la forêt, riche d'une grande diversité de milieux naturels et marqué par des difficultés d'accès à certaines zones.

Suivi de la déforestation, évolution du littoral, occupation des sols, ressources halieutiques, risques naturels : les images satellitaires permettent de documenter des phénomènes que les seuls moyens terrestres peinent à appréhender.

Mais l'enjeu majeur, pour les collectivités et les acteurs publics, dépasse désormais l'accès aux images. Il réside dans leur transformation en informations directement exploitables. C'est précisément la trajectoire de SEAS Guyane : faire évoluer progressivement le dispositif historique de réception satellitaire vers un ensemble intégré de capacités techniques, de services de traitement et d'expertises au bénéfice de l'action publique.

Mutualiser les capacités plutôt que multiplier les infrastructures

L'un des principaux messages portés lors de cette table ronde concernait la nécessité de dépasser les approches strictement territoriales.

Les problématiques de la Guyane trouvent de nombreux échos dans le reste de la Caraïbe : évolution du trait de côte, prolifération des sargasses, vulnérabilité aux événements climatiques extrêmes, surveillance environnementale ou gestion durable des ressources naturelles. Si les contextes géographiques diffèrent, les besoins en données, en compétences et en outils d'analyse se ressemblent.

La mutualisation à grande échelle apparaît dès lors comme une piste particulièrement intéressante. Elle permettrait de partager des infrastructures de calcul et de stockage, de développer des méthodes communes et de faciliter l'accès aux services satellitaires pour des territoires qui ne disposent pas, seuls, de l'ensemble des moyens nécessaires.

Il ne s'agit pas de centraliser les capacités en Guyane, mais d'imaginer une organisation régionale fondée sur la complémentarité des infrastructures, des expertises et des besoins locaux. Une démarche à laquelle SEAS Guyane pourrait naturellement contribuer, fort de son expérience et des partenariats scientifiques et institutionnels noués depuis sa création.

Vers une observation satellitaire pensée à l'échelle de l'Amazonie et des Caraïbes

Cette participation intervient à un moment important pour SEAS Guyane. Les réflexions engagées par la CTG et ses partenaires autour de la modernisation du dispositif, du renforcement des capacités locales de traitement et du développement de nouveaux services offrent l'occasion d'intégrer, dès leur conception, les possibilités de coopération régionale.

Plusieurs thématiques pourraient à terme se prêter à des approches partagées : surveillance des espaces côtiers, observation des mangroves, suivi des sargasses, gestion des risques naturels ou cartographie des changements d'occupation des sols.

L'ambition n'est pas de reproduire des dispositifs similaires dans chaque territoire, mais de rechercher les complémentarités qui rendront les technologies satellitaires plus accessibles et plus utiles à l'échelle régionale.

En accueillant l'ICT Week, la Guyane a rapproché des acteurs qui partagent de nombreux défis, mais dont les capacités restent encore insuffisamment connectées. Pour SEAS Guyane, cette semaine aura permis de partager une expérience territoriale et d'ouvrir le dialogue sur une ambition collective : faire de l'observation satellitaire un levier de connaissance, de coopération et d'aide à la décision au service des territoires de l'Amazonie et de la Caraïbe.

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Par la CTG et ses partenaires